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Jobs étudiants : Infor Jeunes aux micros de La Première

18-07-2017 Réseau IJ
Jobs étudiants : Infor Jeunes aux micros de La Première

Infor Jeunes était aux micros de La Première ce lundi 17 juillet, dans l'émission "Débats d'été". Le thème du jour : "Les étudiants jobistes prennent-ils l'emploi des travailleurs ?"

Pourquoi les jeunes ont-ils besoin de travailler ? Le changement des 50 jours en 475 heures, c'est quoi ? Est-ce positif ?
Les invités de l'émission, dont Infor Jeunes faisait partie, s'expriment sur le sujet des jobs étudiants, tentant de répondre aux mieux aux questions qu'ils soulèvent.  

Pour voir le replay de l'émission, cliquez ici.  


Communiqué de presse des fédérations de Centres de jeunes

24-06-2017 Autres
Communiqué de presse des fédérations de Centres de jeunes

Suite à l'actualité politique, les fédérations de Centres de jeunes ont décidé de réagir et de diffuser un message fort, destiné aux dirigeants politiques, sous forme de communiqué de presse. Le voici :

APPEL AUX PARTIS POLITIQUES A DEVELOPPER UNE POLITIQUE CRACS*
*Citoyenne Responsable Active Critique et Solidaire

NOUS, Fédérations de Centres de Jeunes représentant 208 associations agréées par la Fédération Wallonie-Bruxelles (154 Maisons de Jeunes, 29 Centres d’Information jeunesse et 25 Centres de Rencontres et d’Hébergement) exprimons aujourd’hui avec force nos plus vives inquiétudes quant à l’avenir du secteur Centres de jeunes. 

La crise politique que traversent, aujourd’hui, les Gouvernements de la Région Wallonne, de Bruxelles et de la Fédération Wallonie-Bruxelles est consternante ! Elle entraine dans son sillage la paralysie d’une série de dossiers extrêmement importants sur lesquels nous avons investi énormément de temps et d’énergie. De nombreuses réunions ont été nécessaires pour aboutir à l’évaluation des décrets jeunesse. Des avancées considérables ont été faites sous cette législature, n’en déplaise à certains… Cette période d’instabilité et d’incertitude qui va toucher de plein fouet les associations de jeunesse tant dans la gestion de l’emploi que dans le développement des actions, nous amène à réagir.

Un système politique en perte de repère et de sens…

Notre modèle économique et social, depuis plusieurs décennies, renforce et accentue une société toujours plus duale, où la compétition, la surconsommation et l’hyper-communication sont privilégiées, mais où les inégalités se creusent, dès la ligne de départ. Morceau par morceau, tous les services à la collectivité sont fragilisés par les différentes crises successives auxquelles nous assistons tant au niveau fédéral qu’au niveau des entités fédérées.

Face aux nombreuses incertitudes et interrogations, qui font le quotidien d’une majorité toujours plus grande de gens, sévit une méfiance de plus en plus importante vis à vis des élus politiques. Les processus démocratiques et éthiques sont bafoués au nez et à la barbe de tous les citoyens. Le Contrat Social qui fonde notre société est continuellement remis en cause. Le système de droit dans lequel nous vivons a de moins en moins de sens pour beaucoup de citoyens, …

Pour les jeunes, les choses se sont compliquées, les inégalités sociales et culturelles se sont approfondies. A regarder de plus près, la situation n’a fait que se dégrader : difficultés à maintenir un niveau de vie décent, phénomène de déclassement, taux d’activité particulièrement faible, taux de chômage élevé avec de fortes disparités… Le sentiment d’une perte d’énergie et de sens l’emporte. Il devient urgent de très vite sortir les jeunes des nombreuses logiques d’échecs dans lesquelles ils se sentent coincés et dévalorisés (échecs scolaires, chômage, précarité, insécurité professionnelle, …).

L’ensemble des grandes familles politiques traditionnelles porte, aujourd’hui, une responsabilité sur ce modèle de société en perdition !

Un secteur qui ouvre le champ des possibles

Les Centres de jeunes ont pour mission de favoriser le développement d’une citoyenneté critique, active, responsable et solidaire (CRACS), principalement chez les jeunes de 12 à 26 ans, par une prise de conscience et une connaissance des réalités de la société, des attitudes de responsabilité et de participation à la vie sociale, économique et culturelle.

Ce sont des lieux de rencontre et d'expression, favorisant les processus de socialisation, du vivre ensemble, de la participation associative et de l'engagement citoyen. Ces lieux de vie sont cruciaux car les jeunes peuvent individuellement et collectivement y expérimenter des pratiques, s'essayer à des rôles, assumer des responsabilités trop souvent refusées : prendre des initiatives, inventer de nouvelles façons d'être ensemble, entreprendre et innover. Il s'agit de miser sur leurs potentialités, en valorisant la prise de parole et l'imagination.

Rarement le désir de prendre la parole, de débattre, d'intervenir de manière créative dans l'espace public n’a été aussi vif chez les jeunes, tant dans leurs interventions au sein des médias ou réseaux sociaux qu'à travers leurs performances artistiques, leurs créations impertinentes. Il est dès lors essentiel de soutenir ces jeunes pratiques citoyennes... pour ouvrir le champ des possibles !

C’est en travaillant à la fois le niveau local et la confrontation à de multiples territoires et diversités qu’on ouvre des perspectives, qu’on élargit la perception du monde…

Le défi démocratique du vivre ensemble

L’éducation populaire/permanente, à laquelle le secteur des Centres de jeunes revendique son appartenance, valorise l'être humain en société, donc aussi le jeune en société, à qui l'on donne les moyens éducatifs, économiques, politiques ainsi que les moyens en termes d'espaces et de mobilité, pour accéder aux langages de toutes origines, pour les pratiquer et surtout pour devenir créateur, inventeur, auteur d'une parole singulière.

Les Centres de jeunes ont à cet égard un rôle de transmission, un rôle de passeur, faisant découvrir les ressources de toutes origines. Les Centres de jeunes proposent aussi un espace expérimental où chaque jeune peut s'essayer à des pratiques, à des initiatives visant à changer la vie, à des démarches nouvelles avec d'autres, pour dépasser les replis communautaires, les quartiers en relégation, les enfermements narcissiques ou les rejets de l'autre. Les Centres de jeunes mettent en effet en œuvre les deux axes majeurs de l'éducation permanente : apprendre à refaire corps avec les autres, même s'ils sont très différents, et développer une capacité critique permanente, pour déconstruire les codes dominants, les catégories, les dogmes.

La jeunesse n’est pas qu’une chose !

Les jeunes sont par essence des êtres en recherche d'eux-mêmes, en recherche de valeurs dans un monde qu’ils veulent contribuer à réinventer. Malgré la perte actuelle de nombreux repères, lorsque leur sont proposés des espaces d'expression et les moyens nécessaires, de nombreux jeunes gardent capacité et désir de se projeter dans l'avenir. Ils s'engagent pour inventer cet avenir, se mobilisent pour des causes humanitaires ou témoignent une solidarité.

Il est évident aussi que les jeunes sont en demande d'une valorisation de leur image. Leur envie d'être considérés comme des citoyens à part entière s'exprime tous les jours dans leurs comportements et dans leurs actions. Plusieurs études l’indiquent : plus les jeunes sont sensibilisés tôt dans leur vie aux pratiques créatives et artistiques, plus la démocratie culturelle est soutenue par des politiques publiques volontaristes… plus les jeunes sont capables d’engagement et de participation dans des projets collectifs, sources d’alternatives constructives pour nous tous!

Intégrer le point de vue des jeunes dans les actuels enjeux de société, les responsabiliser et leur donner une réelle place comme acteurs de changement doivent constituer les fondements d’une politique de jeunesse. Il est essentiel dès lors d’expérimenter de nouvelles pratiques politiques ascendantes, de mettre les jeunes en interaction avec des adultes sur des enjeux saisissables par eux, de rétablir un lien avec les responsables politiques, pour que la parole ait un réel impact.

La politique de jeunesse doit :

  • Favoriser l’émancipation des jeunes ;
  • Affirmer leur droit à avoir une place dans la société ;
  • Soutenir leur accès à des espaces d’apprentissage hors champ scolaire, à des espaces d’expression, de rencontre, de création et de participation.

Si les partis politiques ne relèvent pas rapidement le défi d'une démocratie où les jeunes sont acteurs de leur vie, où leur parole est entendue et prise en compte, ils risquent de les dégouter définitivement de la vie politique et de les maintenir otages de crises chroniques et de politiques d'austérité…

Faute d’un signal politique clair et de moyens en découlant, les associations de jeunesse risquent de ne plus pouvoir jouer leur rôle de soutien aux nouvelles formes de démocratie, dans une société de plus en plus complexe, toujours plus mondialisée…

Aujourd'hui, nous demandons à l’ensemble des partis politiques francophones susceptibles de constituer les futures majorités au sein des différents Gouvernements de :

  • Continuer à soutenir le projet et les valeurs défendues par le secteur des Centres de Jeunes ;
  • Considérer la compétence « Jeunesse » comme une compétence majeure à développer au sein des prochains Gouvernements ;
  • Respecter et renforcer les accords pris lors de l’ajustement budgétaire 2017 du Gouvernement de la FWB (octroi d’un million d’euros pour l’application de l’article 44 du décret CJ, octroi de 5 millions d’euros en 2017 et de 10 millions d’euros en 2018 pour les accords du non-marchand (ANM) ;
  • Traiter en priorité les dossiers 2017, en voie de finalisation, avant la crise politique (soutiens ponctuels et projets de convention à durée déterminée) ;
  • Eviter tout détricotage nuisible des mesures liées à l’application de la nouvelle réforme du dispositif APE ;
  • Consolider les associations existantes en leur assurant des moyens nécessaires pour remplir leurs missions pluridisciplinaires ;
  • Opérer des choix réfléchis et responsables lors de la « distribution » des compétences ministérielles ;
  • Se former à une attitude CRACS !

Pour

-          La Fédération des Maisons de Jeunes en Belgique francophone (FMJ), Antoinette Corongiu, directrice ;

-          La Fédération des Centres de Jeunes en Milieu Populaire (FCJMP), Olivier Leblanc, administrateur-délégué ;

-          La Fédération de Maisons de Jeunes et Organisation de Jeunesse, Jean-Pierre Tondu, directeur ;

-          Le Service d’Information sur les Etudes et les Formations (SIEP), Christian Bogaerts, directeur ;

-          Le Centre d’Information et de documentation Jeunesse (CIDJ), Fatima Ben Moulay, présidente ;

-          La Fédération Infor Jeunes Wallonie-Bruxelles(FIJWB), Marie-Pierre Van Dooren, directrice ;

-          Les Auberges de Jeunesse (LAJ), Bernard Fauville, directeur ;

-          Les Gîtes d’étape du CBTJ, Benoit Cesar, secrétaire général ;

-          La Coordination des Centres de Rencontres et d’Hébergement (CRH), Ana Etxaburu, coordinatrice.

 

Porte-parole des fédérations signataires

 Antoinette CORONGIU 0486/543.846


Situations de vie qui influencent la déclaration fiscale

09-06-2017 Citoyenneté - Justice
Situations de vie qui influencent la déclaration fiscale

Tu vas cohabiter avec ton copain/ ta copine ? Tu vas avoir un enfant ? La situation de ton ménage change ? Tu te demandes si ces situations vont impliquer des changements dans ta déclaration d’impôts ? La réponse est oui ! Tu trouveras dans cette news ce que tu es tenu de faire dans ces situations.

Les conjoints et cohabitants légaux

Pour l’année durant laquelle le couple s’est marié ou a fait une déclaration de cohabitation légale, chaque membre du couple sera considéré comme isolé et devra remplir sa propre déclaration.

Pour toutes les années qui suivent, les cohabitants et les conjoints rempliront une déclaration commune.

De plus, un avantage fiscal leur est octroyé, le quotient conjugal. Il s’agit d’une mesure fiscale destinée à alléger la charge fiscale des époux et des cohabitants légaux qui sont imposés de manière conjointe. Le quotient conjugal permet d'octroyer, lors du calcul de l'impôt, une partie des revenus professionnels du partenaire qui bénéficie du revenu le plus élevé à l’autre partenaire. Cette partie est imposée à un tarif moins élevé, ce qui fait en principe diminuer la totalité de l’impôt dû.

Les personnes à charge

Le législateur a tenu compte du fait qu’une personne pouvait représenter une charge financière pour une autre parce qu’elle vit avec cette personne. C’est notamment le cas des enfants vivant chez leurs parents.

Attention, ce n'est pas pour autant que la personne à charge qui perçoit des revenus est dispensée de remplir une déclaration fiscale. Seules les personnes à charge de moins de 18 ans percevant un revenu ne dépassant pas le plafond (repris ci-dessous), ne recevront pas de déclaration fiscale, et ne devront donc pas la remplir.

Le fait d’avoir des personnes à sa charge va entraîner une diminution de la quotité imposable. Pour pouvoir prendre quelqu’un à charge il faut remplir trois conditions :

  1. La personne à charge doit faire partie du ménage au 1er janvier 2017
  2. Les ressources nettes de la personne à charge ne doivent pas dépasser  un certain montant* :

    a.  3140€ : Enfant à charge d’une personne cohabitante ou mariée 

    b.  4530€ : Enfant à charge d’un isolé

    c.  5750€ : Enfant handicapé à charge d’un isolé

  3. La personne à charge ne doit pas percevoir des rémunérations personnelles qui sont des charges professionnelles pour les parents. Exemple : l’enfant qui travaille pour ses parents et touche une rémunération.

*Attention : le législateur considère que la première tranche de 2610€ des rémunérations perçues par des étudiants en exécution d’un contrat d’étudiant ne constitue pas des ressources pour cet étudiant à charge des parents. Prenons un exemple : un étudiant gagne 5000€ sur toute l’année 2016. On déduit la tranche de 2610€ (non pris en compte) et on obtient 2390€ : l’étudiant peut encore être pris à charge par ses parents vivant sous le même toit (le montant obtenu est inférieur à 3140€).

En dehors des enfants (même au-delà de leur majorité), d’autres personnes, citées ci-après limitativement, peuvent être prise à charge par une personne :

  1. Les ascendants (parents, grands-parents) ;
  2. Les frères et sœurs ;
  3. La personne qui a pris le contribuable à charge de manière exclusive ou l’élevait quand elle était enfant. Par exemple, une tante qui s’est occupé de son neveu à la mort de ses parents.

Attention : les conjoints, les cohabitants légaux ou les cohabitants de fait ne peuvent jamais être à charge l’un de l’autre.


Sources:

  • Code d'impôts sur les revenus 1992, publié au Moniteur Belge le 30 juillet 1992 et entré en vigueur le 1 janvier 1992 ;
  • Avis relatif à l’indexation automatique en matière d’impôt sur les revenus – Exercice d’imposition 2017, publié par le Service Public Fédéral – Finances ;
  • Site du SPF Finances : http://finances.belgium.be/fr/particuliers