Les News Infor Jeunes

Les allocations familiales, qu’est-ce qui change au 1er janvier 2020 en Wallonie?

26-03-2018 Protection Sociale
Les allocations familiales, qu’est-ce qui change au 1er janvier 2020 en Wallonie?

Tu en as certainement entendu parler dans la presse, il y a du changement prévu pour 2020 au niveau des allocations familiales. Si tu te demandes si ces changements vont avoir une répercussion sur tes allocations, la réponse est non : cela ne concernera que les enfants nés à partir de 2020. Par contre, si tu projettes d’avoir un enfant dans deux ans ou plus, cela t’intéresse peut-être d’y voir un peu plus clair et de savoir ce qui va changer par rapport aux allocations que tes parents ont pu recevoir pour toi. Rien n’étant encore sûr au niveau du gouvernement bruxellois, nous ne parlerons ici que de ce qui s’appliquera en Région Wallonne.

Région compétente
 
Suite à la 6ème réforme de l’État, de nombreuses compétences de l’État fédéral ont été transférées aux entités fédérées (Régions et Communautés). La Région wallonne, la Communauté flamande, la Communauté germanophone et la COCOM pour la Région de Bruxelles-Capitale seront désormais compétentes pour les allocations familiales sur leur territoire et chargées de mettre en place leur propre système d’allocations familiales. 
Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2020, la Région wallonne est compétente pour les allocations familiales selon le domicile de l’enfant (inscription dans les registres de la population). Si l’enfant est domicilié en Région wallonne, il aura droit aux allocations familiales wallonnes. 
En cas de déménagement dans une autre Région, ce seront les règles et montants fixés par cette Région qui seront d’application. Dans ce cas, les parents devront opter pour une caisse d’allocations familiales active dans la nouvelle Région.
Pour les enfants qui habitent à l’étranger (UE), c’est la localisation de l’employeur (ou du dernier employeur) de l’assuré social qui déterminera la région compétente.
 
Nouveaux montants 
 
Les nouveaux montants énoncés ci-dessous s’appliquent uniquement aux enfants nés après le 1er janvier 2020 et domiciliés en Wallonie. 
 
Prime unique 
 
Pour chaque naissance, une prime de 1100€ sera octroyée.
 
Prime de rentrée scolaire
 
Une prime de rentrée scolaire est attribuée à chaque enfant au mois de septembre. La distinction entre les parents qui pouvaient ou non prétendre aux suppléments sociaux est supprimée. Cette prime varie en fonction de l’âge de l’enfant :
  • 0 à 5 ans : 20€ par an
  • 6 à 11 ans : 30€ par an
  • 12 à 17 ans : 50€ par an
  • À partir de 18 ans : 80€ par an

Montant de base
 
Dans le système actuel, la règle du rang prévoit que le deuxième enfant et les suivants ont droit à un montant supérieur à celui du premier enfant. Cette règle ne s’appliquera plus pour les enfants nés après le 1er janvier 2020
 
Chaque enfant aura droit à un montant de base de :
  • 155€ par mois  jusqu’à ses 17 ans ;
  • 165€ par mois de 18 à 24 ans.
! Dès le 1er janvier 2019, les jeunes âgés de 18 à 21 ans ne devront plus effectuer les démarches pour prouver qu’ils sont encore à charge de leurs parents. Les caisses d’allocations familiales se tourneront dès lors vers l’ONSS pour déterminer le statut du jeune !
 
Supplément social
 
Le droit au supplément social sera désormais octroyé sur base des revenus annuels imposables du ménage avec deux plafonds (voir ci-dessous). La situation socioprofessionnelle (salarié, chômeur, invalide, etc.) ne sera donc plus prise en compte.

1. Les ménages à faibles revenus (brut imposable < € 30.386/an) auront droit à un supplément mensuel de 50€ par enfant. En plus de ce montant, des suppléments sont possibles :

  • 10€ par enfant en cas d’invalidité d’un parent ;
  • 35€ par enfant pour les familles nombreuses (à partir de 3 enfants) ;
  • 20€ par enfant pour les familles monoparentales.

2. Les ménages ayant un revenu brut imposable compris entre € 30.386/an et € 50.000/an auront droit à un supplément mensuel de 25€ par enfant. En plus de ce montant,  des suppléments sont possibles :

  • 20€ par enfant pour les familles nombreuses (à partir de 3 enfants) ;
  • 10€ pour les familles monoparentales.
! Dès le 1er janvier 2019, la règle de l’octroi d’un supplément sur base des revenus (non plus des statuts) sera applicable !
 
Montants orphelins et suppléments pour enfants atteints d'une affection/handicap
 
 
! Dès le 1er janvier 2019, le supplément octroyé aux enfants orphelins ne sera plus supprimé si le parent se remet en ménage !
 

Sources
 


Choisis ton métier sans préjugés !

09-03-2018 Protection Sociale
Choisis ton métier sans préjugés !

En janvier dernier, à l’occasion du Forum aux Professions d’Infor Jeunes Namur, le collectif « Eux c’est Nous » a tenu à organiser différentes animations autour des stéréotypes de genre, avec l'aide de comédiens du Théâtre Coeur de la Terre.

«Les filles sont nulles en math ; les garçons infirmiers, ça n’existe pas ; la mécanique, ce n’est pas pour les filles ; les garçons sont plus doués en sciences; les tâches ménagères, c’est seulement pour les filles ....»
 
En effet, ces stéréotypes ont encore la dent dure dans la société actuelle et peuvent malheureusement avoir des conséquences sur les choix d’études et de métiers des jeunes.
 
Toi aussi, tu te sens influencé(e) par ces stéréotypes ? Tu n’oses pas te lancer dans la profession dont tu rêves de peur d’être mal vu(e) ? Prends du recul par rapport aux modèles masculins et féminins qui sont prônés par notre société et placardés dans tous les médias ! Et, au final, établis ton choix d’études par rapport à ce que tu SOUHAITES, et non par rapport à ce que tu VOIS et ENTENDS dans les médias ou ton entourage !

Les jeunes présents à ces animations s’étaient livrés aux micros des animateurs-comédiens du Théâtre Coeur de la Terre, donnant des exemples de stéréotypes souvent entendus et ce qu’ils en pensaient ou encore leurs espoirs d’évolution en la matière pour les années à venir. Découvre leurs témoignages ici !
 
 


Je suis enceinte et je suis mineure, quels sont mes droits ?

21-02-2018 Protection Sociale
Je suis enceinte et je suis mineure, quels sont mes droits ?

Infor Jeunes t’explique tes droits et tes obligations si tu tombes enceinte alors que tu n’as pas encore atteint ta majorité, c’est-à-dire 18 ans. Es-tu toujours sous l’autorité de tes parents ? Peux-tu continuer l’école ? Quelles sont les aides financières auxquelles tu peux prétendre ? On te dit tout !

L’autorité parentale

En principe, tu restes soumise à l’autorité de tes parents jusqu’à ta majorité. Dans certains cas, tu pourras cependant y échapper, comme lors d’une émancipation.

Contrairement au mariage, la grossesse ne t’émancipe pas. Tes parents continuent donc à exercer leur autorité et à administrer tes biens jusqu’à ta majorité. De même, lorsque tu seras maman, ton autorité parentale s’appliquera à ton propre enfant.

Le fait de garder ou non l’enfant est une décision qui te revient. Il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation parentale. De plus, le corps médical est tenu au secret professionnel, il ne peut donc pas divulguer des informations sur l’intervention si tu ne souhaites pas que tes parents soient avertis. Le médecin va néanmoins évaluer ta capacité de discernement à consentir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Généralement, au-dessus de 14 ans, il te jugera dotée de suffisamment de discernement pour prendre cette décision.

Attention, dans tous les cas, le médecin reste libre d’accepter ou non de pratiquer une IVG. Néanmoins, s’il refuse, il doit t’exprimer clairement son intention dès la première visite afin de te permettre de consulter le plus rapidement possible un autre médecin.

L’obligation scolaire

La grossesse n’est pas, en soi, une raison médicale qui justifie l’absence aux cours, sauf s’il y a des complications couvertes par un certificat médical. Par conséquent, du moment que tu suis régulièrement les cours, tu ne peux être renvoyée de ton école. Après l’accouchement, tes absences seront couvertes par un certificat médical.

Pratiquement, pour poursuivre ton cursus scolaire et ne pas accumuler trop de retard, tu peux envisager de te faire envoyer les notes de cours ou de suivre des cours par correspondance.

Quoiqu’il en soit, n’hésite pas à rencontrer la direction ou le centre PMS de ton école pour voir ce qu’il est possible de faire pour garantir ta réussite scolaire.

Les aides financières

Les allocations familiales

Pour ouvrir le droit aux allocations familiales :

  • Si le père de l’enfant que tu portes travaille ou reçoit une prestation sociale, la demande doit être introduite par lui en priorité ;
  • Si ce n’est pas le cas et que tu vis toujours chez tes parents, c’est ton parent le plus âgé qui peut ouvrir ce droit ;
  • Si ce n’est pas le cas et que tu ne vis plus chez tes parents, tu pourras toi-même ouvrir ce droit.

Une fois la demande introduite, tu pourras alors recevoir une allocation de naissance ainsi que des allocations familiales pour ton enfant en complément de tes propres allocations familiales.

La mutuelle

Pour que tu puisses bénéficier du droit aux soins de santé pour toi et ton enfant, tu dois être considérée comme personne à charge de tes parents.

La contribution alimentaire

En principe, tes parents doivent t’héberger au minimum jusqu’à tes 18 ans. Passé cet âge, ils sont toujours dans l’obligation de t’héberger jusqu’à la fin de ta formation et jusqu'à ce que tu puisses subvenir toi-même à tes besoins.

Cependant, s’il est devenu impossible pour toi et tes parents de vivre sous le même toit, tu pourras être hébergée ailleurs qu’à ton domicile familial, tes parents devront alors, par exemple, te verser une contribution alimentaire.

De même, tu pourras demander une contribution alimentaire au père de l’enfant si celui-ci l’a reconnu et s’il travaille ou reçoit une prestation sociale. Si la filiation paternelle n’est pas juridiquement établie (s’il n’a pas reconnu l’enfant), il faudra alors que tu apportes la preuve que tu as entretenu des relations sexuelles avec lui pendant la période légale de conception. Il pourra alors être soumis à l’obligation alimentaire.

Le revenu d’intégration sociale et l’aide sociale

Si, malgré ces différentes aides, tu ne disposes pas de revenus suffisants, tu peux toujours demander au CPAS le revenu d’intégration sociale. En principe, ce droit est accordé uniquement à ta majorité mais il existe des dérogations pour les personnes enceintes ou ayant un ou plusieurs enfants à charge.

Attention, tu devras veiller à remplir les autres conditions d’octroi du revenu d’intégration sociale.

Si ce n’est pas le cas, tu peux toujours faire une demande d’aide sociale puisque toute personne, même mineure, y a droit. L’aide  qui te sera octroyée (aide au logement, aides aux études, aide médicale...) dépendra de la demande formulée mais surtout de la décision du CPAS.